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« L'aspirine n'a pas dit son dernier mot »

 
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nourelhouda
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MessagePosté le: Mar 14 Déc - 21:49 (2010)    Sujet du message: « L'aspirine n'a pas dit son dernier mot » Répondre en citant

Une petite quantité d'aspirine, prise tous les jours, réduirait considérablement la mortalité due à un certain nombre de cancers courants comme le cancer du côlon ou de la prostate, selon une étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet.

De précédents travaux ont montré que l'aspirine prise à faible dose (75 mg par jour) sur le long terme permettait de réduire de plus d'un tiers les taux de mortalité par cancer colorectal.

Pour cette nouvelle étude, le professeur Peter Rothwell (université d'Oxford, Royaume-Uni) et ses collègues ont étudié les décès dus à tous les cancers survenus pendant et après des essais comparant des patients prenant tous les jours de l'aspirine à ceux qui n'en prenaient pas. Ces essais concernaient la prévention cardiovasculaire et non le cancer.

Pour mener leur travail, les auteurs ont retenus 8 essais englobant 25 570 patients.

Selon eux, prendre de l'aspirine quotidiennement pendant 5 à 10 ans, comme dans ces essais, réduit la mortalité, toutes causes confondues (y compris celles dues à une hémorragie fatale), d'environ 10 % durant cette période.

Et, selon leur analyse, sur une vingtaine d'années, la réduction du risque de décès par cancer est d'environ 10 % pour le cancer de la prostate, de 30 % pour celui du poumon, de 40 % pour le cancer colorectal et de 60 % pour celui de l'oesophage. Pour ce dernier, comme pour le cancer du poumon, le bénéfice est limité à une catégorie de tumeurs ("adénocarcinomes").

D'après le Pr. Rothwell, si les gens étaient traités avec de faibles doses d'aspirine durant 20 à 30 années, ceux qui entameraient ce traitement vers la fin de la quarantaine ou à la cinquantaine pourraient, en fin de compte, en tirer le plus de bénéfice.

Des recherches complémentaires sont nécessaires, selon les auteurs, en particulier pour évaluer l'impact de l'aspirine sur les cancers féminins. Un suivi médical au delà de vingt années est indispensable pour vérifier s'il n'y a pas un rebond tardif de la mortalité par cancer, ajoutent-ils.

Attention, ces résultats ne veulent pas dire que tous les adultes doivent se mettre immédiatement à prendre de l'aspirine, mais démontrent d'importants bénéfices apportés, à faible dose en terme de réduction de la mortalité due à plusieurs cancers communs, ce qui est nouveau, selon eux.

Source : AFP, le 7 décembre 2010.
________________________
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MessagePosté le: Mar 14 Déc - 21:49 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 14 Déc - 22:21 (2010)    Sujet du message: « L'aspirine n'a pas dit son dernier mot » Répondre en citant

OUI   et  j'ajoute  ma  voix  a  @nourelhouda :


13/12/10 (JIM)
Dr Anastasia Roublev




                          Prévention du cancer : vers une révolution aspirine ?


Il y a quelques semaines Peter Rothwell et une équipe internationale d'épidémiologistes avaient montré, grâce à une méta-analyse portant sur plus de 14 000 patients, que l'aspirine à faibles doses, prescrite dans un objectif de prévention cardiovasculaire, pouvait réduire de 24 % le risque de cancer colo-rectal (après 20 ans de suivi).
Ce neurologue britannique a poursuivi ses travaux sur les effets de l'aspirine sur certains cancers en entreprenant une nouvelle méta-analyse des données de 8 essais randomisés internationaux de prévention cardiovasculaire primaire ou secondaire ayant duré plus de 4 ans. Ces 8 études ont inclus 25 570 patients dont 12 659 ont pu être suivis 20 ans après le début des essais grâce à l'examen des registres de décès et de cancers.

Une baisse de 31 % de la mortalité par cancer pour des prescriptions longues:
Pendant la durée des essais, la mortalité par cancer a été globalement réduite de 21 % (intervalle de confiance à 95 % [IC95] entre - 8 et - 32 % ; p=0,003). Pour les patients pour lesquels on disposait d'un suivi prolongé longtemps après la fin des essais, la mortalité par cancer à 20 ans était réduite de 20 % (IC95 entre - 12 et - 28 % ; p<0,0001). De plus le bénéfice conféré par l'aspirine est apparu lié à la durée du traitement puisqu'il n'a été observé de façon significative que pour des durées de prescription de plus de 5 ans et que la baisse de la mortalité par cancers atteignait 31 % pour les sujets inclus dans des essais programmés pour plus de 7 ans et demi (p=0,003).

Une réduction de la mortalité portant sur les adénocarcinomes :
Si l'on se penche sur les différentes localisations tumorales, il apparaît que la baisse de mortalité est plus marquée pour les cancers gastro-intestinaux (- 35 % à 20 ans ; p<0,0001) que pour les autres tumeurs solides (-21 % à 20 ans ; p=0,001).
Parmi les tumeurs gastro-intestinales, la diminution du risque de décès est de 58 % à 20 ans (p=0,001) pour les cancers de l'oesophage et de 40 % pour les cancers colorectaux (p=0,0007) tandis qu'elle n'atteint pas le seuil de significativité statistique pour les autres localisations.
Pour les néoplasies non gastro-intestinales, la réduction du risque de décès à 20 ans n'est significative que pour le poumon (- 29 % ; p=0,002).
Les effets préventifs de l'aspirine paraissent ne s'exercer que sur les adénocarcinomes. Ainsi, pour les cancers du poumon, la baisse de la mortalité à 20 ans est significative pour les adénocarcinomes (- 45 % ; p=0,04) tandis que les résultats ne sont pas significatifs pour les autres types cellulaires.
Au dessus de 75 mg/jour, le bénéfice tiré de la prise d'aspirine n'a pas semblé être corrélé à la dose. De même, il n'a été influencé ni par le sexe, ni par un éventuel tabagisme. Il est apparu en revanche augmenté avec l'âge des patients lors de la randomisation.

Des résultats robustes :
Ce travail doit bien sûr être interprété avec précautions notamment parce qu'aucune des études incluses dans cette analyse n'avait été conçue pour évaluer l'intérêt de l'aspirine dans la prévention de certains cancers. De plus, il faut signaler que les patients n'étaient pas nécessairement représentatifs de la population générale puisqu'ils étaient par définition à haut risque cardiovasculaire et que, de ce fait, il s'agissait essentiellement d'hommes.
Cependant malgré les faiblesses de toute analyse rétrospective de ce type, il faut insister sur plusieurs points forts de cette publication :
- l'analyse a été réalisée en intention de traiter (ce qui sous estime probablement les effets carcinologiques de l'aspirine) ;
- le paramètre « dur » mesuré, la mortalité par cancer, est peu susceptible d'avoir été influencé par l'opinion des investigateurs.


De plus la possibilité d'une réduction de la mortalité grâce à un diagnostic plus précoce qui aurait été favorisé par des complications hémorragiques de l'aspirine semble peu vraisemblable. En effet dans le cadre d'un des essais inclus (le Thrombosis Prevention Trial) l'aspirine était comparée à la fois à un placebo et à une anti-vitamine K. Or, aucune réduction de la mortalité par cancer n'a pas été observée dans le groupe AVK ce qui aurait été le cas s'il s'agissait simplement de l'effet positif de la révélation de tumeurs asymptomatiques.
Des conséquences majeures en santé publique
Ce travail devrait tout d'abord stimuler les recherches sur le mode d'action de l'aspirine dans ce domaine. La piste d'un effet favorable de l'inhibition de la COX-2 sur la genèse ou la croissance des adénocarcinomes semble à explorer en priorité.
En pratique clinique, la question posée est celle de la prescription de faibles doses d'aspirine dans un but carcinologique.
Chez les sujets à haut risque vasculaire, cet effet favorable possible sera évidemment un argument supplémentaire en faveur de l'instauration d'une telle prophylaxie.
Chez les sujets n'ayant pas d'indications cardiovasculaires à la prise d'aspirine, il est beaucoup plus difficile de trancher en l'état.

En théorie, la réduction attendue de la mortalité par cancer pour une prescription de plus de 7 ans et demi, qui est évaluée en valeur relative à 31 %, justifierait une très large prescription, en particulier au-delà de 50 ans. De plus, on peut augurer qu'une prolongation de la durée de la prophylaxie sur plusieurs décennies pourrait permettre d'atteindre d'encore meilleurs résultats. Enfin, le rapport coût efficacité d'une telle intervention devrait être nettement plus favorable que celui des programmes de dépistage de la plupart des cancers.

Pour trancher définitivement la question, nous ne disposerons pas dans un avenir prévisible d'un essai clinique conduit pour confirmer ou infirmer cette indication carcinologique potentielle, ne serait-ce que parce que ses résultats ne seraient connus que dans 20 ans et qu'il nécessiterait un financement aussi important qu'improbable.
Compte tenu de l'importance du sujet en terme de santé publique, une réunion d'experts internationaux serait souhaitable pour tenter de disposer, sinon d'une démonstration rigoureuse, d'un consensus sur lequel les praticiens pourraient s'appuyer.


Rothwell P et coll. : Effect of daily aspirin on long-term risk of death due to cancer : analysis of individual patient data from randomised trials. Lancet 2010 ; publication avancée en ligne le 7 décembre 2010 (DOI:10.1016/S0140-6736(10)62110-1).
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MessagePosté le: Lun 20 Déc - 18:35 (2010)    Sujet du message: « L'aspirine n'a pas dit son dernier mot » Répondre en citant

en bref on a suggéré que l'aspirine a un effet anticancer parce qu'elle inhibe des molécules impliquées dans des mécanismes inflammatoires, telle l'enzyme cyclo-oxygénase (COX), il existe aussi d'autres mécanismes mais dont les derniers résultats ne sont pas encore publiés.

j'ajoute que;

Robert Benamouzig, gastroentérologue à l'Hôpital Avicenne, à Bobigny, et l'un des promoteurs de l'étude APACC  estime:

Quoi qu'il en soit, il ne fait plus de doute, que les patients à haut risque de cancer pourraient à terme bénéficier de cette chimioprévention. Mais de quels patients s'agira-t-il ? L'aspirine n'est pas un médicament anodin : elle peut être la cause d'irritations, d'ulcères et d'hémorragies. Il faudra donc d'abord que des experts de différentes disciplines médicales déterminent dans quelles situations ce médicament présenterait le meilleur rapport bénéfices sur risques en comparaison d'autres méthodes préventives, telle la coloscopie dans le cas du cancer colorectal. À partir de ces avis d'experts, on pourrait alors envisager que les médecins prescrivent une chimioprévention par l'aspirine chez les patients à haut risque, en fonction de leur histoire familiale et de leurs antécédents médicaux, et dans le cadre d'une évaluation médicale personnalisée.
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