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kelthuzad
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MessagePosté le: Jeu 12 Aoû - 00:17 (2010)    Sujet du message: santé publique Répondre en citant

ici nous pourrons poster des articles relatifs a l'évolution des problèmes de santé publique 
règles du topic :
-commencer le sujet par le thème en relation avec la santé publique  suivi du titre de l'article ou du sujet traité .
-poster l'article en respectant les consignes de l'administrateur.
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Dernière édition par kelthuzad le Jeu 12 Aoû - 00:23 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 12 Aoû - 00:17 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 12 Aoû - 00:20 (2010)    Sujet du message: santé publique Répondre en citant

MICROBIOLOGIE



L'inquiétante émergence de «superbactéries



De nombreux cas de patients infectés par une famille de bactéries très résistantes aux antibiotiques usuels ont été découverts en Grande-Bretagne. La propagation rapide et massive de cette souche, isolée pour la première fois en Inde en 2008, inquiète la communauté médicale.





Nous n'en sommes pas au scénario-catastrophe d'une pandémie bactérienne incontrôlable, mais l'inquiétude grandit. Une nouvelle génération de bactéries, touchant les poumons et l'appareil urinaire, très résistantes aux antibiotiques usuels est en train de se propager dans le monde entier. Dans une étude parue mercredi dans le journal The Lancet Infectious Diseases, des chercheurs anglais, indiens, australien et suédois tirent pour la première fois la sonnette d'alarme. La NDM-1 - c'est le nom de l'enzyme produite par cette nouvelle souche bactérienne - «a de grandes chances de devenir un problème de santé publique mondial. Une surveillance coordonnée au niveau international est nécessaire.» C'est cette enzyme qui rend inefficace les antibiotiques les plus courants, de la famille des bêtas-lactamines (pénicillines, céphalosporines et même les carbapénèmes, utilisés jusqu'à présent dans le traitement des souches multirésistantes).
Isolées pour la première fois sur un patient suédois venu se faire opérer dans un hôpital indien en 2008 (le nom de l'enzyme associée «New Dehli métallico-bêta-lactamase 1», NDM-1, vient de là, ndlr), ces bactéries d'un nouveau genre ont été identifiées avec certitude chez près de 150 patients répartis en Inde et au Pakistan, et 37 personnes en Grande-Bretagne, indique l'étude. Le professeur Patrice Nordmann, chef du service bactériologie et virologie au Kremlin-Bicêtre et directeur de l'unité INSERM 914 «Mécanismes émergents de résistances aux antibiotiques», précise que l'on retrouve déjà ces bactéries en Afrique et en Australie. «Quelques cas probables sont en cours d'analyse en France», ajoute-t-il. Un éditorialiste du Lancet indique par ailleurs que les «NDM-1» ont déjà été isolées aux Etats-Unis, aux Pays-Bas et au Canada. Jusqu'à présent, aucune des personnes touchées n'a succombé à l'infection.


Un cocktail d'antibiotiques toujours efficace 


Ce qui inquiète la communauté médicale, c'est un faisceau très rare de problèmes convergents. Tout d'abord, cette multirésistance aiguë aux antibiotiques. «Seuls deux antibiotiques sont encore efficaces, mais le premier, la colistine, ne peut être administré que par voie intraveineuse, et le deuxième, la tigécycline, est inefficace contre les infections urinaires », insiste le professeur Nordmann. Un gros problème puisque ces nouvelles bactéries touchent plus particulièrement l'appareil urinaire (elles peuvent également toucher les poumons) et que ce type d'infection est très répandu. «Chaque année, environ 10% des femmes en développent une en France», précise-t-il. Aucun nouvel antibiotique efficace n'est attendu avant une dizaine d'années, estime enfin le professeur Walsh, un des co-auteurs de la publication. Pour le moment, les patients sont traités grâce à un cocktail d'antibiotiques qui se montre encore suffisamment efficace. Mais pour combien de temps ?, s'interrogent les médecins.
L'Inde et le Pakistan constituent d'ores et déjà un réservoir considérable de ces bactéries. Un endroit surpeuplé, un manque d'hygiène désastreux et l'utilisation massive d'antibiotiques: les conditions idéales étaient réunies pour voir l'émergence rapide d'une souche très résistante. Les populations de cette région étant très mobiles (flux migratoires très importants avec la Grande-Bretagne, l'Australie et l'Afrique), et les deux pays très touristiques, la bactérie pourrait continuer à se répandre rapidement dans le monde entier.


«Eviter le tourisme médical en Inde et au Pakistan»


Autre source d'inquiétude, la bactérie n'a pas été isolée uniquement dans les hôpitaux. Dans les deux pays source, elle serait déjà présente dans les villes. Le professeur Nordmann se refuse toutefois à lancer le moindre mouvement de panique. «Il est hors de question de déconseiller aux gens de se rendre là-bas pour le moment. Eviter de pratiquer le tourisme médical semble toutefois judicieux». De nombreuses personnes se rendent en effet dans ces pays pour se faire opérer à bas coûts les soins dentaires et la chirurgie esthétique y sont très bon marché. La plupart des cas isolés dans le monde sont d'ailleurs liés à des étrangers partis se faire opérer en Inde.
En France, les mesures à prendre seraient «en cours d'écriture» au ministère. L'objectif étant de repérer les personnes infectées le plus rapidement possible afin de les isoler et d'éviter les contagions. Mais la situation n'est pas aussi préoccupante qu'en Grande-Bretagne où «cela peut aller très vite», estime Patrice Nordmann.


bibliographie :Par  Tristan vey .Journaliste web, lefigaro.f





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MessagePosté le: Sam 21 Aoû - 20:51 (2010)    Sujet du message: santé publique Répondre en citant

salam !
merci pour le sujet ^^


MICROBIOLOGIE

Au CPMC on a isolé en mois d'Avril un gèrme qu'on soupsonnait un Staphylococcus Aureus (Staph doré), jusque là tout va bien...mais il était SARV = résistant a la voncomycine, le glycopeptide qu'on utilise en cas ou le staph est très résistant !

Sa résisitance était intermediaire. Mais après des recherches plus rigourreuse à l'institus Pasteur, ils ont déclaré que ce n'était qu'un microcoque.

Plus de peur que de mal...sinon ça aurait été la cata !
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MessagePosté le: Ven 10 Sep - 14:50 (2010)    Sujet du message: santé publique Répondre en citant

Medicament / Developpement



posté par ma collégue "princesse" administratrice du forum pharmaland



Pourra-t-on un jour se vacciner contre la grippe simplement en collant un patch sur sa peau? Ce mode de vaccination s'est avéré efficace sur des souris 

Une perspective réjouissante pour tous les phobiques de la piqûre des chercheurs américains ont montré sur des souris que la vaccination délivrée avec un patch est aussi efficace –voire plus- qu’avec la traditionnelle injection par seringue. Au-delà, un tel mode de vaccination résoudrait plusieurs problèmes logistiques inhérents à la vaccination de masse, notamment en cas de pandémie de grippe.

Microaiguilles
Certes, les aiguilles n’ont pas totalement disparu dans le patch mis au point par cette équipe du Georgia Tech d’Atlanta et de l’Emory University (États-Unis). Mais elles sont à peine visibles à l’œil nu: elles ne mesurent que 650 micromètres (0,65 mm). Lorsque le patch –qui contenait 100 microaiguilles pour les souris- est appliqué sur la peau, les aiguilles en monomère (vinylpyrrolidone) se dissolvent et libèrent le vaccin qu’elles contiennent (cf la photo ci-dessus montrant 3 étapes de la dissolution).



 
 
La peau étant riche en cellules impliquées dans la réponse immunitaire, c’est un site très intéressant pour la vaccination, précise Mark Prausnitz, l’un des auteurs de l’étude publiée cette semaine dans la revue Nature Medicine (AOP).

Meilleure mémoire

Les chercheurs ont comparé sur trois groupes de souris la vaccination antigrippale par patch et par injection intramusculaire classique (l’un des groupes recevait un patch avec des micro-aiguilles ne contenant pas de vaccin). Un mois après, toutes les souris ont été contaminées par le virus de la grippe et toutes les souris vaccinées ont échappée à la maladie. Les autres sont tombées malades.

Cependant, au cours d’un autre test qui consistait à attendre trois mois après la vaccination avant d’inoculer la grippe, les chercheurs ont observé une meilleure réponse immunitaire chez les souris vaccinées avec le patch par rapport à la piqûre. Elles ont plus efficacement éliminé le virus de leurs poumons, soulignent les chercheurs. Ils vont essayer de comprendre pourquoi la ‘mémoire’ immunitaire semble meilleure avec le patch qu’avec l’injection dans le muscle.

Conservation plus facile

S’il pouvait un jour remplacer la piqûre, le patch faciliterait l’administration du vaccin et éviterait le problème de la gestion des aiguilles usagées. Il pourrait même, dans les pays où le matériel médical fait défaut, éviter la dangereuse réutilisation des seringues. 

Avantage supplémentaire: il est plus facile à conserver car le vaccin fixé dans les microaiguilles est lyophilisé (on le congèle avant d’éliminer l’eau). Il faudra cependant encore plusieurs années de recherches et d’essais cliniques pour valider ce procédé innovant.



Les microaiguilles du patch mesurent 650 microns 
 

source : Sciences et Avenir.fr 19/07/10





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MessagePosté le: Jeu 21 Avr - 23:29 (2011)    Sujet du message: santé publique Répondre en citant

Les leishmanioses, ce mal qui ronge


Les maladies vectorielles sont les maladies qui font intervenir tout être vivant pour transmettre la maladie de l’animal infecté à l’être humain, ou de celui-ci à son congénère.




Cet intermédiaire prendra, alors, le nom de vecteur. Parmi elles, la brucellose, la grippe aviaire ou porcine, la rage, et enfin le sujet qui nous préoccupe : les leishmanioses.
Groupées sous trois formes, les leishmanioses sont classées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) parmi les 7 maladies tropicales dont souffre l’humanité, à l’instar du paludisme, la bilharziose, la cécité des rivières, la maladie du sommeil, la lèpre et la fièvre jaune. Notre pays est concerné par deux formes de leishmanioses : la viscérale (kala azar) et la cutanée appelée «bouton d’Orient» ou «clou de Biskra». Typiquement environnementales, ces deux formes étaient cantonnées chacune dans son fief. La première se rencontrait dans les régions montagneuses et boisées, pour la simple et bonne raison que seuls les canidés (chacal, renard) étaient hôtes du parasite. Quant à la deuxième, comme son nom l’indique, elle était cantonnée dans la région des Ziban.
L’hôte du parasite est le «goundi», un rongeur local proche de la gerboise commune de la steppe. Le phlébotome, nom désignant le moucheron, qui transmet le parasite de l’hôte intermédiaire, canidé ou rongeur, à l’homme. Le cycle évolutif du parasite donne l’exclusivité de la transmission de la maladie à ce seul insecte ; ceci, pour attirer l’attention des collectivités locales sur les gesticulations de certains bureaux d’hygiène, souvent tentés de mener des actions à l’emporte-pièce. Des solutions de facilité, onéreuses ou non, et sans danger de surcroît, telles que la désinsectisation chimique par fumigation, sont proposées sans résultats probants.
L’identification de «l’ennemi» du lieu et de l’opportunité pour aboutir à sa destruction est indispensable. N’a-t-on souvent pas vu des opérations de désinsectisation se faire en plein jour, alors que le moustique de mœurs nocturnes est à l’abri dans son gîte ? Tous les entomologistes s’accordent à recommander la lutte contre les larves de moustique  avant l’envol de celui-ci. La logique militaire voudrait que la destruction d’une escadrille d’avions soit plus productive au sol. Sadek Lebal, technicien sanitaire à la retraite, entomologiste chevronné en exercice à Biskra, du milieu des années 60 à la fin des années 90, est un véritable gisement en la matière. Il opérait de manière sensée ; il objectivait d’abord le moustique en le piégeant nuitamment. Les pièges consistaient en rubans adhésifs placés ça et là. La stratégie sanitaire dans ce cas est à assimiler à une véritable stratégie militaire, dont le premier souci est de savoir à quel adversaire on a affaire. A partir de cette information, la tactique à élaborer tiendra compte des zones réputées infestées. Après visualisation et identification de l’espèce, il préconisait le moyen de lutte le mieux adapté.
Actuellement, le Dr Hammou, reconverti dans le secteur privé faute d’horizon dans le secteur public, l’un des rares entomologistes si ce n’est l’unique sur le territoire national, n’est pas, à notre sens, judicieusement «exploité». C’est d’ailleurs avec un réel plaisir que nous avons appris sa participation aux ateliers de la Conférence nationale sur la santé tenue récemment. Ce n’est que justice rendue à ce jeune cadre médical qui a délibérément opté pour une spécialité peu lucrative comme chacun le sait. La lutte anti-larvaire a connu son apogée entre 1985 et 1990 à Biskra et à Sidi Okba. Les moyens mis en place par la commune de Biskra et la Direction de la santé se limitaient à un fourgon utilitaire, du produit insecticide et deux agents communaux encadrés par un agent de santé.
Le travail de l’équipe consistait à désinfecter les bassins d’eau des palmiers. Le bilan  de cette modeste équipe s’établissait à 4000 «trous de palmier» par semaine en moyenne. La pratique d’immersion du pied du palmier très pratiquée à Sidi Okba, T’houda, Sériana, et Garta est un usage qui est en relation directe avec les 5 ou 6 lâchers annuels d’eau du barrage de D’Rouh. Un ingénieux système de goutte-à-goutte fut placé en amont des palmeraies à la sortie de l’eau du barrage. Il consistait en un fut métallique de 50 litres, usuellement utilisé, anciennement, pour l’huile de table, contenant un insecticide dûment homologué et une tubulure dotée d’un clapet. L’eau était désinfectée en rapport avec le débit et la durée de son écoulement.
Cette opération a, de l’avis même des agriculteurs, fait augmenter la production laitière des vaches et chèvres domestiques. Stressés par le moustique, ces animaux étaient mis en situation de constante agitation. Aussi, toute action censée arrêter un processus morbide engendré par un cycle biologique doit agir sur le maillon le plus faible de la chaîne. Rompre la chaîne de transmission revient à éradiquer définitivement la maladie. Dans le cas qui nous préoccupe, il ne s’agit pas forcément de détruire le moustique, dont la vie est éphémère, mais de mettre hors de portée tout ce qui peut constituer un gîte pour lui. On se pose alors la question : comment est-il advenu qu’un rongeur (la gerboise) des Hauts-Plateaux soit contaminé par un parasite qui, d’habitude, était l’hôte de son cousin (le goundi) des Ziban ? Il suffit d’une petite flaque d’eau sur une bâche ou d’un résidu dans une citerne pour que la larve survive et se développe.
La mobilité motorisée de la transhumance est, probablement, pour une grande part dans l’extériorisation de cette morbidité de son contexte local. Les premiers cas de leishmaniose cutanée étaient déjà signalés en 1982 à Birine au nord-est de la wilaya de Djelfa. Cette localité est, topographiquement, la plaque tournante entre les wilayas de M’sila, Médéa et Tiaret. Et à ce titre, elle a, de tout temps, été le point de passage des «achabas» ou transhumants venant du Sud-Est et se dirigeant vers le Nord-Ouest à la recherche de pâturages pour leur cheptel dans le Sersou, ou même dans le littoral. Si à cette époque la transmission était plus lente, du fait des déplacements pédestres, elle ne l’est plus maintenant, le transport du cheptel s’est motorisé. Mais encore, que s’est-il passé dans cet environnement steppique où l’eau était rare ? Rappelons-nous que la loi sur l’Accession à la propriété foncière agricole (APFA) était promulguée en 1983. La mise en valeur des terres connaissait un engouement, que l’on peut vérifier actuellement sur le terrain. Les nombreux forages et plans d’eau (retenues collinaires et bassins de stockage) fleurissaient sur les champs agricoles mis en valeur. Est-ce à dire que le bonheur des uns, fait le…
Il y a lieu, dès lors, de braquer notre regard sur ces potentialités hydriques en les soumettant à une veille sanitaire, à l’effet de les rendre sans danger pour la faune et la flore. La lutte biologique trouvera, dans ce cadre, sa pleine expression, par l’ensemencement des plans d’eau par la gambusie. Ce petit poisson larvivore est le prédateur naturel de la larve de moustique. La lutte contre la gerboise est, à notre sens, inopérante, sans nul effet et risque de mettre à mal un environnement déjà chahuté par une mécanisation agricole agressive. A ce propos, il s’avère nécessaire parfois de recourir à des travaux publics pour éradiquer un problème de santé. Une expérience menée en Asie mineure par des experts soviétiques a été exposée par ces mêmes experts en 1986 à Biskra. Cet immense pays connaissait, lui aussi, la leishmaniose dans ses immenses contrées steppiques de la Toundra. Ils mirent tous les moyens technologiques au service de l’opération d’éradication, de l’avion au bulldozer.
Les prises de vue aériennes permirent de circonscrire les zones infestées par les rongeurs en établissant une cartographie de visualisation des terriers. Les zones périurbaines où se trouvaient les gîtes furent profondément scarifiées par des engins de travaux publics. Cette «mise à nu» obligea le rongeur à quitter les lieux, s’éloignant ainsi des groupements humains et privant du coup le moucheron vecteur de puiser ses repas sanguins sur son corps infecté par le parasite. La chaîne de transmission étant rompue, les risques de contamination de l’homme par le moustique sont rendus nuls ; la piqûre de l’insecte, en dehors du désagrément, étant sans effet en l’absence du rongeur infecté.
Continuer à comptabiliser les cas et s’échiner à administrer un traitement lourd, financièrement et aléatoire, ne pourra relever que de notre inaptitude à trouver des réponses justes à de réels problèmes.  En dehors de cette procédure, il n’est pas envisageable l’éradication définitive. La réalisation et l’équipement de structures sanitaires, utiles et nécessaires d’ailleurs, ne peuvent consacrer à eux seuls l’acte de santé. L’intersectorialité, évoquée dans tous les forums ne doit pas être une déclaration d’intention ou un vœu pieu, elle doit être le moteur d’actions conjointes. Les secteurs porteurs et structurants doivent intégrer dans leurs différents plans d’action la donnée sanitaire, à l’effet d’éviter aux populations les retombées négatives d’opérations, dont la noble intention n’est pas à mettre en doute.
 

Farouk Zahi (source al watan)
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