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CHU de Annaba : Une jeune femme décède de la rage

 
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Khaled.dz
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MessagePosté le: Mar 11 Aoû - 19:52 (2009)    Sujet du message: CHU de Annaba : Une jeune femme décède de la rage Répondre en citant

Près d’un mois après avoir manifesté cliniquement des signes de la rage, Sari Hadda, âgée de 47 ans, est décédée hier au service de réanimation de l’hôpital Ibn Sina du CHU Ibn Rochd de Annaba, où elle avait été admise le 7 août dernier, indiquent des sources médicales.


Originaire de la commune de Bir El Ater (wilaya de Tébessa), elle avait été mordue par un chien errant enragé. Par ignorance, sa famille n’a pas jugé utile de la faire examiner par un médecin. Elle ignorait également que 14 jours après la contamination la maladie se déclare et devient irréversible. C’est ce qui est arrivé à la malheureuse Hadda qui n’avait pas été vaccinée dans les 14 jours ayant suivi sa morsure. Affolés par l’information, les membres de sa famille sont passés au contrôle sanitaire pour suspicion de maladie virale. Ils ont exigé d’être vaccinés en raison de leur proximité avec la défunte Hadda. La rage – tout autant que la tuberculose – est considérée, faut-il le rappeler, comme une maladie à déclaration obligatoire. « Si une personne est mordue par un animal suspect, celle-ci doit recevoir un vaccin antirabique avant 14 jours, même si l’animal agresseur ne présente pas de signes de rage », prévient un médecin du service des maladies infectieuses de l’hôpital Dorban de Annaba.


Par M. F. G.
 
El Watan 11 août 2009




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MessagePosté le: Mar 11 Aoû - 19:52 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 11 Aoû - 19:55 (2009)    Sujet du message: CHU de Annaba : Une jeune femme décède de la rage Répondre en citant


Rage  Actualités 2007 Professeur Pierre Aubry. Mise à jour le 5/06/2007



 
 
1.       Généralités 
La rage est une anthropozoonose, qui peut affecter tous les animaux à sang chaud, à la fois réservoirs et vecteurs du virus rabique. La rage est une encéphalomyélite à issue fatale dont les agents étiologiques sont regroupés au sein du genre Lyssavirus. La rage tue 55 000 personnes par an dans le monde (OMS), cette mortalité est sous-estimée. Dix millions de personnes reçoivent chaque année un traitement antirabique après exposition,  après contact avec un animal suspect. En 1885, le vaccin de Pasteur a permis le traitement après exposition avec un succès proche de 100%.
La rage sévit dans les pays en développement d’Asie (90% des cas signalés), d’Afrique, d’Amérique du sud : c’est la rage des chiens errants; en Europe : c’est la rage des renards ; en Amérique : c’est la rage des chauves souris vampires.
 
2. Epidémiologie
 
2.1. Réservoirs, vecteurs  et cycles de transmission
Tous les mammifères peuvent transmettre la rage :chiens, chats, renards, loups, fennecs, chacals, mouffettes, ratons laveurs, chauves-souris, vampires (chauves-souris hématophages).
Trois cycles épidémiologiques :
 - la rage des rues ou rage canine : chien errant dans les pays en développement,
 - la rage selvatique ou rage des animaux sauvages : renard roux en Europe, raton laveur aux USA, mangouste en Afrique du Sud, moufette aux USA (Arizona), ours en Roumanie,
- la rage des chiroptères : vampires en Amérique centrale et du sud (Brésil), chauves-souris insectivores et frugivores dans tout le monde, y compris en Australie.
La transmission de la rage par l'intermédiaire des greffes (cornée, foie, rein...) est exceptionnelle, mais pose le problème des prélèvements de donneurs décédés dans un contexte neurologique sans étiologie réellement identifiée.
 
2.2. Contamination de l’animal à l’homme : elle se fait par la salive, les morsures, les griffures, le léchage sur peau excoriée ou sur muqueuse (excoriée ou saine)
 
2.3. Virus de la rage et virus apparentés : ils appartiennent à la famille des Rhabdoviridae, genre Lyssavirus et comprennent : 7 génotypes
 
 
Génotype
Virus  
Géographie  
Vecteurs  
Génotype 1*  
Virus de la rage  
Monde***  
Carnivores (Monde)  
Chauves-souris hématophages et insectivores (Amérique)  
Génotype 2  
Virus Lagos Bat**  
Afrique subsaharienne  
Chauves-souris frugivores  
Génotype 3  
Virus Mokola  
Afrique subsaharienne  
Mammifères (musaraignes)  
Génotype 4  
Virus Duvenhage  
Afrique subsaharienne  
Chauves-souris insectivores  
Génotype 5  
European Bat Lyssavirus  EBL 1  
Europe  
Chauves souris insectivores  
Génotype 6  
European Bat Lyssavirus  EBL 2  
Europe  
Chauves souris insectivores  
Génotype 7  
Australian Bat Lyssavirus  ABL  
Australie  
Chauves souris frugivores et insectivores  
  
  *le génotype 1 comprend toutes les souches du virus rabique classique.
**le virus Lagos Bat est le seul virus rabique non isolé chez l’homme
*** excepté Australie, Grande-Bretagne, Nouvelle Zélande, Japon, Hawaï, Antarctique.
 
3.Clinique
 
Trente à 50% des victimes de morsures sont des enfants, surtout des garçons.
Une observation de rage chez un enfant : un garçon de 3 ans, originaire de l’Ile de la Réunion, est mordu à la main par un chien pendant des vacances à Madagascar. Le chien présumé mordeur étant identifié, aucun traitement n’est débuté. Cinq semaines après, l’enfant présente une somnolence, une  fatigue, des troubles de l’humeur, et une hydrophobie. Le diagnostic de rage est évoqué. L’enfant décède 6 jours après l’apparition des symptômes. Le diagnostic est confirmé par immunofluorescence directe sur les biopsies cérébrales. Le chien présumé mordeur est mort entre-temps. Il faut signaler qu’aucun adulte n’avait assisté à la morsure et que l’identité de l’animal mordeur était en fait inconnue. La rage canine est endémique à Madagascar. Elle est en recrudescence depuis 1996. Le nombre de sujets traités est proche de 3 500 par an.
«Le comité d’experts de la rage de l’OMS recommande de commencer le traitement après exposition sans délai quand la morsure survient dans une zone d’enzootie canine, et, si le chien est connu et l’anamnèse fiable, de l’arrêter à la fin de la période d’observation vétérinaire ou si le diagnostic biologique pratiqué par des méthodes fiables est négatif».
L’incubation est silencieuse. Sa durée varie de 31 à 90 jours (moyenne : 45 jours) .Elle peut être plus courte : 7 jours ou à l’inverse prolongée, jusqu’à 6 ans. Une période prodromique de 2 à 10 jours débute brutalement par des douleurs ou des paresthésies au niveau de la région mordue. A la période d’état, la rage réalise un tableau d’encéphalomyélite progressive aiguë avec deux formes cliniques principales : la forme spastique dite rage furieuse (70% des cas) et la forme paralytique dite rage muette ou tranquille. Les principaux symptômes sont l’hydrophobie, déclenchée par toute tentative de boire, les paresthésies, la fièvre, l’aérophobie et les agitations psychomotrices. L’évolution est toujours fatale, la durée moyenne de survie est de 1,5 à 9 jours.
 
4. Diagnostic biologique de la rage
 
Le diagnostic s’adresse à l’homme et à l’animal. Il s’agit chez l’animal mort ou abattu d’un diagnostic post-mortem, chez l’homme d’un diagnostic post-mortem ou intra-vitam :
- diagnostic post-mortem  sur prélèvements de cerveau (autopsie, ponction aspiration sous-occipitale) examinés à l’état frais ou le plus souvent, compte-tenu des délais d’acheminement, après conservation (solution de glycérol à 80%, qui n’inactive pas le virus rabique, et solution de formol à 10% qui inactive le virus rabique).
- diagnostic intra-vitam sur prélèvements répétés de salive, de LCR, par biopsies cutanées (follicules pileux de la nuque).
Plusieurs techniques de laboratoire sont utilisées : recherche microscopique des corps de Négri, épreuve d’inoculation au souriceau nouveau-né, épreuve d’immunofluorescence (IF), isolement du virus en cultures cellulaires, diagnostic enzymatique par méthode ELISA, mise en évidence de l’ARN viral par RT-PCR. Le diagnostic dans les PED repose sur la recherche d’antigène viral par IF, l’isolement du virus sur souriceaux nouveau-nés après inoculation par voie intra-cérébrale d’un broyat de l’échantillon conservé en glycérol, la recherche des corps de Négri après coloration de Sellers an niveau des cornes d’Ammon sur coupes de cerveau fixées au formol.
 
5. Traitement de la rage après exposition
 
Les vaccins contre la rage sont pratiqués dans 2 circonstances :
- en vaccination après exposition ou traitement après exposition pour prévenir la maladie chez les sujets qui ont été exposés, généralement après avoir été mordu par un animal suspecté d'avoir la rage,
- en vaccination avant exposition pour protéger les personnes susceptibles d'être exposées à la rage.
Le traitement après exposition est basé sur l’induction par des antigènes d’une immunité active après la contamination. Les vaccins protégent surtout contre le génotype 1, moins bien contre les génotypes 5, 6 et 7 et pas contre les autres génotypes (lyssavirus africains, génotypes 3 et 4).
 
5.1. Vaccins antirabiques
Ils sont de 2 types :
- les vaccins non purifiés préparés sur cerveau d’animaux adultes (vaccin type Semple, 1911), toujours préparé et utilisé en Inde ou sur cerveau de souriceaux nouveaux-nés (vaccin type Fuenzalida-Palacios, 1955), vaccins encéphalitogènes, peu immunogènes, utilisés dans les PED, car fournis gratuitement ou à bas prix ;
- les vaccins purifiés préparés sur culture cellulaire ou sur oeuf embryonné, non encéphalitogènes, très immunogènes (efficacité :100%), mais d’un coût prohibitif pour la plupart des PED.
 
5.2. Les protocoles thérapeutiques : le traitement après exposition
 
Le traitement après exposition se fait classiquement  par  voie intramusculaire (IM) selon 2 protocoles OMS :
- protocole dit d’Essen  : 5 injections à J0, J3, J7, J14 et J28,
- protocole simplifié dit de Zagreb : 4 injections : 2 à J0, 1 à J7, 1 à J21. Ce schéma vaccinal simplifié 2-1-1 a d’importantes répercussions économiques (vaccins, consultations, déplacement : 3 jours de traitement).
Les protocoles par voie intradermique (ID) n’utilisent qu’une faible quantité d’antigènes (0,1 mL au lieu de 1 mL pour la voie IM), d’où un coût réduit, mais nécessitent une formation des personnels, des centres très fréquentés, une  injection à J90 :
- protocole dit d’Oxford : 8 injections  à J0, 4 à J7, 1 à J28, 1 à J90,
- protocole de la Thaï Red Cross : 2 injections à J0, 2 à J3, 2 à J7, 1 à J28, 1 à J90.
Les schémas vaccinaux par voie ID ont été validés par l’OMS an 1996.
 
5.3. Les types de contact, niveau d'exposition et traitement après exposition recommandé
 
Catégorie
   
Type de contact avec un animal sauvage ou domestique chez lequel la rage est avérée ou soupçonnée ou qu'on ne peut soumettre à des tests  
   
Type d' exposition  
Traitement après exposition recommandé  
I  
La personne a touché ou nourri l'animal. L'animal a léché une surface de peau intacte  
Nulle  
Aucun si les faits sont connus avec certitude  
   
II  
   
L'animal a mordillé la peau exposée. Egratignures ou éraflures mineures sans saignement  
   
Mineure  
   
Administrer immédiatement le vaccin. Arrêter le traitement si l’animal reste sain pendant une période d'observation de 10 jours ou est déclaré  négatif pour la rage par un laboratoire compétent utilisant des méthodes diagnostiques appropriées.  
III  
Morsure(s) ou griffure(s) avec pénétration de la peau ou l'animal a léché une surface de peau lésée. La salive de l'animal a contaminé la muqueuse. Exposition aux chauve-souris.  
grave  
Administrer immédiatement  
 immunoglobulines et vaccin antirabique. Puis, même conduite qu’en II.  

 
Les immunoglobulines équines ou humaines doivent être administrées impérativement pour la catégorie III. Elles sont injectées localement au niveau des plaies pour la totalité ou la plus grande partie de la dose, le reste par voie IM. Leur non-utilisation rend compte de l’évolution défavorable malgré l’administration de vaccin antirabique.
 
6. Prévention de la rage
 
6.1. Lutte contre les animaux sauvages ou errants : abattage des chiens errants, d’une efficacité limitée, vaccination par voie orale, seul moyen de lutte efficace : elle a fait ses preuves dans la lutte contre les renards en Europe de l’Ouest.
6.2. Lutte contre la rage des animaux domestiques
Les chiens ne sont pas  vaccinés dans les PED (couverture vaccinale de 19% à N’Djamena). Dans lez zones rurales, les chiens appartiennent au village et n’ont pas de propriétaires. L’accès au traitement de post-exposition étant toujours difficile dans les PED, la vaccination de masse des chiens doit être recommandée comme une stratégie importante de lutte contre la rage dans les villes.
6.3. Mesures de contrôle aux frontières, l’importation illégale d’animaux sauvages étant un danger véritable pour la santé publique humaine et vétérinaire.
6.4. Prévention humaine de la rage :.
La vaccination avant exposition des enfants et des sujets exposés vivants dans les régions où la rage est endémique devrait être systématique, avec rappel à 1 an et tous les 5 ans.. Elle n’est réalisée en pratique que chez certains professionnels : personnel des laboratoires, vétérinaires, chez les voyageurs et expatriés en situation isolée, et en particulier  chez leurs jeunes enfants à l'âge de la marche.
 
Vaccination avant exposition des voyageurs
 
Type de vaccin
Vaccin préparé sur culture cellulaire ou sur oeuf embryonné
Nombre de doses
Trois, au jour 0, 7 et 21-28  par voie intramusculaire (1ml/dose) : muscle deltoïde chez l'adulte, partie antéro-latérale de la cuisse chez l'enfant.
Rappel
Pas systématique pour les voyageurs
Manifestations indésirables
Réactions locales ou générales mineures
Délai avant départ
Prophylaxie avant exposition pour les personnes ayant l'intention de se rendre dans un pays d'endémie, surtout dans un lieu éloigné des grands centres où il n'est pas certain qu'elles puissent se faire correctement soigner et bénéficier d'un traitement antirabique après exposition

 
7. Conduite à tenir en cas de morsures, griffures par un animal
 
7.1. Mesures concernant l’animal mordeur : Surveillance vétérinaire de l’animal (certificat de mise en observation) ou diagnostic de laboratoire si l’animal est mort
7.2. Mesures concernant l’homme mordu
7.2.1. non spécifiques :
Lavage des plaies (eau+savon de Marseille), rinçage abondant, antiseptique. Ne pas suturer les plaies. Antibiothérapie. Vérification de l’immunité antitétanique
7.2.2. spécifiques : traitement antirabique
- vaccin produit sur culture cellulaire ou sur oeuf embryonné par voie IM ou ID
- arrêt du traitement si diagnostic biologique fiable à l’autopsie de l’animal mordeur
- mise en observation de l’animal pendant 10 jours (délai de l’OMS)
- immunoglobulines antirabiques si catégorie III
 
Références 
 
Aubry P., Rotivel Y. Rage. Encycl. Med. Chir. ,  Maladies infectieuses , 8-065-C-10, 2001, 16p.
OMS. Rage, Asie. REH, 2001, 76, 320-323.
OMS. Vaccins antirabiques. REH, 2002, 77, 109-119.
Aubry P., Rotivel Y. Comment protéger de la rage les populations vivant en zones tropicales en 2002 ? Bull. Soc. Path. Exot, 2003, 56, 52-53.
Diop S.M., Ndour C.T., Diop S.G., Soumare M., Saron M.F., Jonhson B. , Sow P.S. La rage humaine  au Sénégal : aspects épidémiologiques, cliniques et problématiques de la prise en charge. Med. Trop., 2003, 63, 310.
Hance P., Garnotel E., Morillon M. Chiropères et zoonoses, une émergence sur les cinq continents. Med. Trop., 2006, 66, 119-124.
OMS. Vaccins contre la rage. REH, 2007, 82, 62-68.
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