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Hormonothérapie et ménopause : Mises à jour 2009

 
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Khaled.dz
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MessagePosté le: Jeu 12 Fév - 20:18 (2009)    Sujet du message: Hormonothérapie et ménopause : Mises à jour 2009 Répondre en citant

Hormonothérapie et ménopause : Mises à jour 2009
 


De nouvelles directives cliniques et des données de recherche mises à jour sur la ménopause et l’ostéoporose, commandées par la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC), viennent d’être publiées dans le numéro de janvier du Journal d’obstétrique et gynécologie du Canada (Reid RL et coll. J. Obstet. Gynaecol. Can. 2009; 31[1 Supp.1] : S1-S46). Nous vous en présentons les grandes lignes.

 
  Le Dr Robert L. Reid  
 
Les auteurs rappellent tout d’abord que les résultats de l’étude Women’s Health Initiative (WHI) de 2002 ont eu de sérieux impacts sur l’utilisation de l’hormonothérapie (HT) pour soulager les symptômes vasomoteurs ménopausiques (p. ex. bouffées de chaleur, troubles du sommeil) et prévenir l’ostéoporose.

Selon le Dr Robert L. Reid, professeur d’obstétrique et gynécologie à l’Université de Kingston, « l’étude réalisée dans le cadre de la WHI a malheureusement fait craindre que le recours de courte durée à l’HT pour traiter les symptômes ménopausiques fasse augmen­ter les risques de cancer du sein ».

De fait, après quatre ans d’utilisation d’HT, l’étude indiquait un risque accru de 26 %; mais en valeur absolue, il s’agit d’une hausse de 8 cas additionnels par 10 000 femmes par année, soit un risque plutôt faible puisque selon la classification des événements indésirables du CIOMS et de l’OMS, un risque inférieur à 1/1000 est considéré comme « rare ».

En bref, les premiers rapports de la WHI 2002, un essai comparatif randomisé mené auprès de femmes âgées de 50 à 79 ans, indiquaient que l’HT faisait augmenter le risque de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral. De plus, les rapports subséquents avançaient la possibilité d’un risque accru de cancer du sein et de démence. Par ailleurs, l’étude n’a pu évaluer les avantages de l’HT quant aux symptômes vasomoteurs puisque la plupart des femmes plus âgées n’avaient pas de bouffées de chaleur. Néanmoins, l’étude a confirmé l’efficacité de l’HT dans la prévention des fractures attribuables à l’ostéoporose.

En conséquence de ces rapports initiaux de l’étude WHI, les médecins et les patientes sont devenus craintifs à l’égard de l’HT. Bon nombre de médecins en ont conseillé l’abandon, et 50 % des utilisatrices d’Amérique du Nord l’ont fait. De nombreuses femmes se sont tournées vers des traitements de médecine parallèle, alimentant ainsi le marché des produits visant le soulagement des symptômes vasomoteurs de la ménopause.

Les points forts de la mise à jour 2009
  • Aucune mesure n’est aussi efficace que l’hormonothérapie pour soulager les symptômes vasomoteurs; la plupart des traitements de médecine parallèle ont un effet placebo.
  • L’hormonothérapie soulage les douleurs articulaires et prévient les pertes osseuses lorsqu’elle est utilisée pour soulager les symptômes vasomoteurs.
  • L’hormonothérapie générale peut remédier à l’atrophie urogénitale; l’administration intravaginale d’œstrogènes le fait à coup sûr.
  • L’hormonothérapie au début de la ménopause n’accroît pas le risque de coronaropathie et n’a qu’un effet négligeable sur le risque de cancer du sein lorsqu’elle est utilisée pendant cinq ans ou moins.
  • Sur le plan cognitif, les données sont contradictoires quant à l’effet des œstrogènes. Ils pourraient contribuer au déclin cognitif lorsqu’on les administre à des femmes plus âgées, alors que chez les femmes ménopausées plus jeunes, ils pourraient atténuer le risque futur de troubles cognitifs.

 


Les recherches plus récentes

Un examen critique des résultats a mené les chercheurs à mettre en évidence l’influence de l’âge sur les résultats de l’étude WHI. Ainsi, les femmes dans la cinquantaine présentent la moitié des risques (de base) des femmes dans la soixantaine et le quart des risques des femmes de 70 ans et plus (voir l’éditorial de Hulley SB et Grady D. JAMA 2004; 291[14] :1769-71). Sur le plan cardiovasculaire, la recherche a montré que chez les femmes, 94 % du risque de maladie cardiovasculaire était attribuable à des facteurs de risque modifiables comme le poids, le tabagisme, les lipides, la tension artérielle, l’exercice et autres (Yusuf S et coll. The Lancet 2004; 364 :937-52). Pour les cancers du sein, les estimations indiquent que 34 % de ceux-ci pourraient être évités si on apportait des modifications au mode de vie au moment de la ménopause (Sprague BL et coll. Am. J. Epidemiol. 2008; 168[4] :404-11). Quant au recours à la médecine parallèle pour le soulagement des symptômes ménopausiques, la recherche indique que, bien que des essais distincts soulignent des avantages pour certains traitements, les données sont insuffisantes pour appuyer l’efficacité de tout traitement de médecine parallèle (Nedrow et coll. Arch. Intern. Med. 2006; 166[14] :1453-65).

 
Le Dr Michel Fortier 
 
  Directives cliniques de la SOGC
  1. Symptômes vasomoteurs
    Les bouffées de chaleur sont un symptôme vasomoteur de la ménopause et constituent l’indication primaire du recours à l’hormonothérapie (HT). Celle-ci est le traitement le plus efficace pour la prise en charge des bouffées de chaleur tout en étant grandement efficace pour prévenir la perte osseuse et les fractures ostéoporotiques. De plus, le recours à l’HT suffit souvent pour assurer le soulagement de l’atrophie urogénitale et de la sécheresse vaginale. Lorsque les bouffées de chaleur sont bénignes et qu’elles ne s’avèrent pas pénibles, les modifications au mode de vie peuvent en diminuer la fréquence et en atténuer l’intensité. En ce qui concerne les symptômes vasomoteurs d’intensité modérée à grave, les traitements de médecine parallèle ne sont pas recommandés. Si l’HT ne s’avère pas acceptable, on peut aussi faire l’essai des inhibiteurs du recaptage de la sérotonine-norépinéphrine (IRSN). Des traitements non hormonaux peuvent aussi être mis à l’essai (gabapentine, clonidine, bellergal, etc.).
  2. Risque de cancer du sein
    Le cancer du sein demeure la principale préoccupation des femmes lorsque vient le moment d’avoir recours à l’HT. La mise à jour stipule qu’une utilisation à court terme (moins de cinq ans) de l’HT combinée (œstrogènes-progestatif) ou de l’œstrogénothérapie n’aura que peu d’effet sur leur risque de cancer du sein. De plus, l’utilisation à long terme de l’HT accroît le risque potentiel à un niveau semblable à celui que de nombreuses femmes acceptent de courir quotidiennement : consommation d’alcool, manque d’exercice régulier et obésité postménopausique. Ultimement, selon l’analyse des facteurs de risque modifiables, une fraction substantielle (34 %) des cancers du sein postménopausiques pourrait être évitée en apportant des modifications intentionnelles au mode de vie.
  3. Risque de maladie cardiovasculaire et d’AVC
    Aucun essai clinique randomisé n’a recruté suffisamment de femmes ni assuré un suivi à long terme de celles-ci pour pouvoir évaluer pleinement les risques de maladies cardiovasculaires associés à l’HT. Cela dit, celle-ci n’entraîne pas de hausse du risque de coronaropathie chez les femmes nouvellement ménopausées lorsque le traitement débute dans les 10 ans suivant le début de la ménopause et qu’il est utilisé durant quatre ou cinq ans. Les femmes qui ont une ménopause prématurée pourraient être moins susceptibles de contracter une maladie cardiovasculaire si elles se soumettaient à une HT jusqu’à l’âge habituel de la ménopause. Par ailleurs, l’étude WHI indiquait une hausse du risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) chez les utilisatrices d’HT. Toutefois, 73 % des participantes à l’étude se situaient au niveau moyen-élevé de l’échelle de Framingham quant au risque d’AVC, en raison de facteurs comme l’obésité, le tabagisme ou l’hypertension.Le risque absolu pour la population en entier était de 0,8/1000 (œstrogènes conjugués équins) et de 1,2/1000 (œstrogènes conjugués équins-acétate de médroxyprogestérone) femmes-année. D’autres études n’ont pas montré de risque plus élevé d’AVC.


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MessagePosté le: Jeu 12 Fév - 20:18 (2009)    Sujet du message: Publicité

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